Lorsqu’on parle de la préparation à l’accouchement, les discussions sont souvent axées sur les contractions, les différentes phases de l’accouchement et la gestion de la douleur. Cependant, le moment crucial de la poussée est souvent négligé. Aujourd’hui, je souhaite partager des informations essentielles pour vous aider à bien vous préparer à ce moment clé.
Une question qui revient fréquemment : »À quel moment dois-je pousser ? »
Contrairement à la croyance populaire voulant que le moment de pousser survienne immédiatement après la dilatation complète, la réalité est que, une fois le col entièrement dilaté, le bébé doit encore progresser dans le bassin de sa mère jusqu’à ce que sa tête stimule les terminaisons nerveuses de son rectum. En attendant de ressentir le besoin naturel et incontrôlable de pousser pendant les contractions, plusieurs avantages peuvent découler de cette attente, notamment une poussée plus courte et plus efficace, une réduction des risques de déchirures, et une diminution de l’utilisation des instruments tels que les forceps et les ventouses.
Si vous avez choisi la péridurale, il se peut que le désir de pousser soit atténué en raison de l’analgésie locale. Dans ce cas, il est souvent encouragé d’adopter une approche de poussée retardée, vous êtes invitées à éviter la poussée jusqu’à ressentir un besoin irrésistible ou lorsque la partie visible du bébé a franchi le périnée. Selon les études compilées par Cochrane, cette méthode de poussée retardée réduit la durée totale des poussées d’environ 19 minutes et accroît légèrement le nombre de femmes ayant un accouchement spontané par voie basse.
La respiration durant la poussée
Un autre point essentiel concerne la respiration pendant la poussée, à votre propre rythme et de la façon que vous désirez. Souvent, les professionnels de la santé recommandent la technique de poussée bloquée, où l’on prend une grande inspiration et bloque l’air pour pousser de toutes ses forces. Cependant, il n’est pas impératif de retenir son souffle à ce moment crucial de l’accouchement. En réalité, lorsque tout se déroule bien, demander à la maman d’expirer doucement pendant la poussée peut rendre cette phase moins intense, car le diaphragme remonte, réduisant ainsi la pression sur l’utérus et, par conséquent, sur le périnée.
Positions de la poussée
Un autre aspect important à considérer avant le grand jour J est la position de la poussée. Il est essentiel de se questionner sur les différentes positions disponibles, ainsi que sur leurs avantages et inconvénients. Il existe plusieurs positions de poussée, chacune ayant ses propres caractéristiques.
Pour terminer, choisir la position qui vous convient le mieux peut contribuer à une expérience d’accouchement plus confortable et efficace. N’oubliez pas que chaque femme est unique, et ce qui fonctionne pour l’une peut ne pas convenir à une autre.
Au plaisir,

Dominique- Accompagnante à la naissance-